Into the australian wild ...

Albums photos

Il nous aura fallu quelques semaines pour trier et mettre en ligne un échantillon de nos photos d'Australie. C'est chose faite, vous pouvez désormais les consulter depuis les albums suivants.

Dans l'idée de créer un calendrier pour 2012, nous aimerions connaitre celles qui vous plaisent le plus.

Laissez-nous donc un commentaire sur la (ou les) photo(s) de votre choix. On compte sur vous, et Aliénor, l'artiste, n'en serait que plus flatée.

 

 
Landscape
 
Wildlife
 
On the road
 
Urban
 
Sunset - Sunrise
 
Macro
 
Country life
 
Arboriginal Art
 
Nous
 

 

 



Publié à 22:39, le dimanche 11 décembre 2011, Charters Towers
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Une histoire de pommes, où l’on mène notre vie d’un dur labeur…

Nous sommes le 10 février 2011, aussitôt le route de Nullarbor terminée, nous arrivons dans la ville de Kalgoorlie, cité minière par excellence. Je vous plante le décor …

Exchange Hotel

Il s’agit d’un des plus gros centre d’exploitation d’or au monde. Loin des caravanes de chameaux et des orpailleurs de la grande époque, les exploitants ont creusé (ou plutôt dynamité) un énorme trou de plusieurs kilomètres de diamètre. Dans la ville, de nombreux bâtiments historiques ont été conservés, ce qui donne à la ville un certains charme pas déplaisant. Quant aux habitants ce sont 30000 âmes qui se vendent corps et biens à la cause de l’or. Gros bras, tatouages, moustaches ou longues barbes sont de mises. À la fin de leur journée, les mineurs envahissent les pubs de la ville où les « skimpies », des hôtesses sur talons aiguilles très légèrement vêtues leur servent une pinte de Vittoria Bitter pendant que les cours de l’or, du nickel et du fer défilent inlassablement sur la façade de l’Exchange Hotel. Dans ce panorama de far ouest surréaliste, on tente vainement de trouver un quelconque travail.

Au bout de quelques jours, la décision prise de quitter la ville on se dirige vers le Sud Ouest, vers Esperance et ses belles plages de sables blanc… Des parcs nationaux plus beaux les uns que les autres ; des plages où les grains sont les plus fins au monde ; des eaux aux couleurs « canard WC » pour ne pas dire « bleu lagon » ; quelques jolis monts nous permettant de prendre de l’altitude avant de rentrer dans les forêts aux arbres immenses et somptueux nommée la « Vallée des Géants ».

C’est alors que le 23 février, l’occasion de trouver un travail s’est offerte à nous : Manjimup.  Petite bourgade perdue entre les forêts de Jarrah et de Karris, Manjimup possède des milliers d’hectares de vergers. C’est ici qu’il nous fallait trouver un travail car nous savions que plus au Nord, il fallait attendre Darwin (soit 6000 kilomètres) avant d’espérer trouver un quelconque emploi. Armés de notre plus grande motivation nous effectuons le tour des fermes de pommes, de poires et d’avocats, mais aussi de quelques vignobles. Non sans quelques difficultés, notre lancé de dès s’est arrêté sur la plus grande ferme de la région : Casuarina, du nom de ses riches propriétaires italiens, anciens colons de la région. Nous passons alors plus d’une heure à lire et à remplir un tas de paperasses, car cette fois-ci le travail est déclaré. Après s’être assuré que nous étions aptes physiquement et intellectuellement (questionnaire à l’appui), la patronne nous remet notre sac de cueillette. Un sac à bretelles qui se porte sur le devant dans lequel on y met entre 10 et 15 kgs de pommes. Il était prévu que l’on reste dans la région au moins 4 semaines. Notre objectif étant d’amasser suffisamment d’argent pour ne plus avoir besoin de retravailler pour les 7 prochains mois (4 semaines de travail pour 7 mois de vacances, c’est un bon rapport).

Pour passer ce mois à cueillir les pommes, nous avons élus domicile au camping de Fonty’s Pool. Pour la première fois depuis 6 mois, nous nous payons le luxe d’aller au camping. Les commodités du camping comprenait un coin cuisine avec de véritables frigos, des gazinières et de l’eau courante. Yahouuu ! Un peu déboussolés par tant de confort, les premiers jours on n’osait s’en servir. Tout comme les sanitaires, les douches chaudes et quotidiennes n’était pas dans notre habitude. Et cerise sur le gâteau, le camping de Fonty’s pool était doté, comme son nom l’indique, d’un grand bassin naturel faisant office de piscine municipale où l’on pouvait s’y rafraichir après nos journées de travail. Quel plaisir de retrouver tant de confort et de « civilité » après ces 6 mois passés à chercher où dormir, ou trouver de l’eau, où laver son linge.

 

C’est ainsi que nous avons passés un peu plus d’un mois à Manijimup pour la cueillette des pommes, des poires et des prunes. Côté travail, nous étions affectés dans une petite équipe de 8 personnes tournant sur 4 vergers différents. Notre superviseur, prénommé Shane était un homme d’une quarantaine d’année. Ancien entraineur de football reconverti dans le dur métier de fermier, il est aussi chiropracteur pour ses ouvriers à ses heures perdues. Le visage marqué par son métier, il est droits dans ses boots. Blue jeans et chemise toujours propres et repassée. Le chapeau, transpirant de sueur et orné d’une vieille toile d’araignée, lui donnait un vrai air de cowboys. Enfin on pourrait ajouter qu’il était aussi très appréciée de la gente féminine.

 

Le travail consistait donc à remplir nos sacs de pommes et à les déverser délicatement dans une grande caisse en bois pouvant contenir 300 kgs de fruits. Aliénor et moi formions tous les deux un même binôme. Et quel binôme !!  Les cueilleurs les plus rapides de l’ouest. Certains nous surnommaient « les petits coréens ». Nous remplissions en moyenne 1 caisse à l’heure. Il faut dire que nous n’étions pas là pour enfiler des perles et puisque certains jours le travail était payé au rendement, l’équation état simple : plus de pommes, plus d’argent.

Apples bins

 

 

Sur ces 27 jours de travail, nous avons remplis, non sans peine, 192 caisses de pommes soit un peu plus de 57000 kgs !! Amusez-vous à peser les poids d’une pomme de taille moyenne et vos aurez le nombre de pommes cueillies par nos petites mains et portées par nos douloureuses épaules (quelques centaines de milliers sans doute). A cela s’ajoute également 4500 kgs de poires et 6000 kgs de prunes.

Autant vous le dire clairement, les Goldens Delicious, les Royal Gala, Gala et Galaxie, mais aussi les Hi Early et autres Granny Smith n’ont plus de secret pour nous. Et nos épaules s’en souviennent ! Quant au bronzage agricole, cela se passe de commentaire. Mais au moins nous avons mériter nos 7 prochains mois d'aventures...

 

 

 



Publié à 19:51, le mercredi 16 novembre 2011, Rockhampton
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Les Aborigènes, double mystère

Nous ne pouvions pas passer un an en Australie sans évoquer le sujet des Aborigènes. Le sujet n’est pas simple et plutôt délicat. Je vais tenter de ne pas en écrire 3 tartines, rassurez vous. Mais le sujet me tient suffisamment à cœur pour penser qu’il est important d’en parler.

« Les Aborigènes vivent en Australie depuis des milliers d’années. Ils vivent encore de la chasse et de la cueillette. Ils vivent de cérémonies, de rites et de traditions. Traditions transmisent de génération en génération. Malgré quelques conflits lors de la colonisation par les Européens, ils collaborent aujourd’hui avec l’australien, le Blanc pour aider à mieux comprendre les phénomènes environnementaux, tels que les moussons et les incendies de bush. Les Aborigènes se soignent à l’aide de plantes médicinales, ils vivent en communautés et entretiennent le Dreaming ». Ça c’est ce que je pensais de la culture aborigène avant…»

 

La réalité est quelque peu différente. Premier constat, il n’y a pas d’Aborigène, pas un seul, dans le Sud du pays (il nous aura fallut attendre 4 mois, et parcourus 1/3 du pays avant d’apercevoir un aborigène, celui des villes. Notre premier contact avec la culture s’est donc passé avec certains australiens blancs. Ils ne sont pas tellement tendre avec eux. A les écouter, les Aborigènes sont dangereux, sales, alcooliques et ne savent pas travailler. Un  homme rencontré dans un bar nous a même dit un jour que « Les Blancs vivaient là sur ces terres avant l’arrivée des Aborigènes. Les muséums de Sydney et de Canberra  nous ont donnés une image un peu plus nuancée de l’Histoire entre premiers colons et Aborigènes. Pour faire succinct et éviter d’être barbant, l’histoire des 200 ans de colonisation se résume en quelques mots à ceci :

1770 – Invasion / 1788 – Dépossession / 1872 - Colonisation / 1940 - Ségrégation / 1950 - Assimilation / 1967 - Référendum / 1973 - Auto Détermination / 1993 - Native Title Act. / De 2008 à aujourd'hui - Pardon, Réconciliation.

Pendant plus de 150 ans, les Aborigènes ont subis la maltraitance, et la spoliation de leurs terres. Après la politique ségrégationniste du gouvernement au début du XIXe siècle, il y a eu la politique d’assimilation. Les enfants étaient enlevés de leur famille, et placés dans des missions élevés par des familles blanches (jusqu’en 1960!!). C’est seulement il y a 45 ans, que les Blancs ont accordés aux Aborigènes la citoyenneté australienne. Il y a moins de 20 ans, un traité a été signé permettant aux Aborigènes de revendiquer des droits sur leurs terres traditionnelles (Native Title Act). Moins de 20 ans, imaginez !!

Alors qu’avons nous retenu de notre rencontre avec la culture aborigène ? Deux choses.

La 1ère, c’est celle qui saute aux yeux des milliers de touristes, et qui donne l’illusion d’une culture vivante, il s’agit de l’art aborigène.

Il est paradoxalement surexploité à mon goût. Le « dot-painting » (qu’on traduirait par pointillisme en français) est mis à toutes les sauces. Dans les boutiques à souvenir, on le trouve peint sur des serviettes, sur des T-shirts et sur toute la gamme de produits dérivés (cendrier, sac, crayon, tasse, boomerang, didgéridoos… etc.) Du vrai marchandising industriel, Made in China bien entendu !

Certaines galeries d’arts proposent des toiles pour les amateurs d’arts abstraits. Comptez entre 5000 et 15000$ pour en acquérir une. Et quel pourcentage est reversé à l’artiste ? On oubli souvent de préciser aux touristes que ce sont les Blancs qui ont poussés les Aborigènes à peindre sur toile !

Le véritable art aborigène ce sont les peintures rupestres que l’on peut observer aux 4 coins de l’Australie. Celles-ci ont beaucoup plus de sens à nos yeux. Certaines datent de plus de 30000 ans. Cependant, ce patrimoine n’est pas tellement protégés ni même mis en valeurs (à 2 ou 3 exceptions près). Au contraire, certains sites sont en voie de disparition à cause de l’industrie, de la pollution, voire même de la dégradation volontaire. 

Enfin, lorsque l’on visite des sites sacrés comme le Kakadu, ou l’Uluru (anciennement Ayers Rocks), on s’attend à rencontrer des Aborigènes, vivant ici, nous expliquant leurs coutumes et traditions. En fait, non pas même le centre culturel n’est tenu par les Aborigènes. Un truc encore plus dingue qui me dresse les poils de barbe : Alors que les propriétaires traditionnels du site, les Aborigènes eux même demandent aux visiteurs de ne pas escalader Uluru, le plus sacré des monolithes d’Australie, des hordes de touristes le grimpe chaque année. Il existe un tour-opérateur permettant d’y accéder et nous avons même vu des groupes scolaires ! Il y a donc clairement une grosse ambivalence dans le rapport qu’entretiennent les australiens blancs vis-à-vis des australiens Aborigènes. Ils font marcher l’industrie touristique sur leur dos tout en négligeant la préservation de leur culture. C’est triste et déplorable.

 

La deuxième chose que l’on a pu retenir de notre rencontre avec la réalité aborigène, ce sont ces hommes, femmes et enfants dans la rue. Ils semblent être en perdition totale d’identité. Enclin à de lourds problèmes d’alcool, ils squattent les parcs, les trottoirs, certes sans embêter personne, mais sous l’indifférence totale des Blancs. La vie se passe autour d’eux, comme si le problème était connu, accepté, et assumé.

Alors, on pourrait facilement dire que l’Aborigène des villes est « sale et alcoolique » (pour reprendre la pensée de notre pote de comptoir de Belligen), mais que fait-on réellement pour eux ? Que fait-on pour réduire la misère violente des aborigènes dans la rue ? On leur donne de l'argent ! quelle bonne idée! Et puis on remplace à la pompe l'essence sans plomb par de l'essence d'Opal dans le centre du pays pour que les aborigènes ne se droguent pas aux vapeurs de gazole et on leur interdit l'accès aux magasins d'alcool. Voilà on nous en sommes aujourd'hui !

Le bilan est désastreux, les Aborigènes représentent désormais moins de 2 % de la population. Leur culture est en déclin, voire éteinte. Le fait est que l’espérance de vie d’un Aborigène est inférieure de 20 ans à celle d’un australien non-aborigène. 20 ans de moins au sein d’un même pays!!!! Obésité, suicide, alcool, violence, drogue, le taux de mortalité est effrayant.

Un programme de réconciliation est lancé depuis le gouvernement de Kevin Rudd, qui après avoir succéder à J. Howard, pote de Bush junior, à présenté aux Aborigènes les excuses officielles du gouvernement australien pour les injustices et les mauvais traitements infligés pendant plus de 2 siècles.

Le plus déroutant dans cette histoire, c’est que (contrairement à ce que pense bon nombre d’australien), l’histoire de l’Australie ne débute pas en 1788, date d’arrivée de la première flotte de bagnards mené par le capitaine Arthur Phillip qui fonda la première colonie britannique.

Les Aborigènes occupent le territoire australien depuis des millénaires. Les recherches dans ce domaine sont relativement récentes puisque dans les années 1960, on pensait naïvement que les aborigènes n’étaient présents que depuis 4 siècles seulement. Des découvertes d’ossements humains dans le lac asséché du Mungo ont repoussés l’arrivée des 1ers  Aborigènes il y a 25000 ans. D’autres découvertes encore plus récentes attestent de la présence Aborigènes il y a 50000 voir 60000 ans ! Sur ce point les historiens, anthropologues et autres ethnologues ne sont pas très bavards.

Beaucoup de choses restent encore à découvrir. Car si la datation du peuplement de l’Australie par les aborigènes est incertaine (entre 30000 et 60000 ans), les moyens par lesquels ils sont parvenus à conquérir ces terres, sont encore inexpliqués aujourd’hui. Ils sont certainement venus d’Asie du Sud, mais compte tenu que de toute l’histoire de l’Homme, l’Australie n’a cessé d’être une île, il y a avait une mer à traverser ! Or, les techniques de navigation n’étaient certainement pas acquises à cette période de l’histoire (du moins on le pense). Sur ce point, il existe beaucoup d’hypothèses, certaines remettent même en cause le schéma des grandes migrations humaines.

Je trouve cela assez remarquable et fascinant.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui ! Alors que l’on n’explique pas très bien le passé et donc la présence des aborigènes en Australie depuis 60000 ans, le devenir de la culture aborigène est mis en péril par 200 ans de colonisation européenne. Triste constat.



Publié à 07:11, le mardi 15 novembre 2011, Brisbane
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La mouche australienne, the damn flies

Certes les animaux féroces, les insectes, les plantes et reptiles venimeux habitent les terres et les rivages australiens mais l’on oubli souvent de prévenir le visiteur qu’un insecte très connus dans toutes les parties du globe peut « anéantir » vos journées. Je voudrais vous parler aujourd’hui de la mouche australienne. D’un point de vue dangerosité, elle est bien loin de sa cousine africaine la mouche Tsé Tsé ou de son copain le moustique (qui, en Australie transmet l’encéphalite de la Murray Valley ; l’encéphalite japonaise et même la dengue). Cette mouche à simplement pour effet de vous rendre fou !

Bien sûr tout le monde s’accorde à dire que la mouche est gênante, et je ne connais que peu de gens qui aiment leur compagnie. Mais celle-ci est particulièrement désagréable…

Nous avons fait leur rencontre le long de la côte Ouest, au dessus de Geraldton. Pas très loin du 28ème degré de latitude Sud, c'est-à-dire autour du tropique du capricorne, lorsque les températures étaient chaudes mais pas encore tropicales. Elles étaient là par milliards. Elles vous tournent autour, elles se posent sur vos lèvres, s’immisçant à l’intérieur de vos narines, se faufilant à l’intérieur de vos oreilles, là où votre petit doigt ne peut y rentrer. Vous les chassez d’une claque maladroite, elles s’esquivent et se reposent aussitôt. Aux premiers instants, nous nous sommes dit que quelques douches plus régulières ne pourrait pas être un luxe, mais on a vite compris, voyant leur obstination, que cela ne venait pas de nous. Dans cette partie du monde, les gens vivent avec une auréole de mouches autour d’eux, s’affligeant des claques inutiles, agitant leurs bras autour de leur visage comme s’ils étaient possédés ou pris d’une furieuse démence. Selon B.Bryson, qui a connu les mêmes déboires, raconté dans son livre « Nos voisins du dessous », les australiens appellerait ça « le salut du bush ». Les plus malins, comme nous, mettent un filet autour de la tête. Je vous présente donc le filet anti-mouche du bush ... On a l'air débile, mais au moins on est tranquille.

Des chaussures jusqu’au chapeau, nous étions recouvert et poursuivis par une escadrille d’environ 200 mouches chacun. Je vous assure c'est franchement pénible... Aucun moyen de les écarter, il faut attendre le coucher de soleil pour qu’elles disparaissent laissant place aux habituels moustiques.

En matière de mouches, je pensais naïvement avoir vécu le pire après avoir expérimenter 3 étés durant, le voisinage pénible des boues d’épuration sur le site de Roche Maurice à Saint-Herblain, là où je travaillais auparavant. Mais là, croyez moi la mouche australienne est capable d’impatienter le plus patient des hommes.

 



Publié à 01:42, le lundi 14 novembre 2011, Bundaberg
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Australian Day

Le 14 juillet australien tombe le 26 janvier. Retour sur cette journée pas comme les autres commémorant l’arrivée de la 1ère flotte de convicts arrivée le 26 janvier 1782.

Nous étions dans la bourgade de Clare dans l’Etat de l’Australie du Sud. La raison de notre arrêt dans cette ville était purement matérielle : vidanger l’huile du moteur et effectuer quelques révisions (et accessoirement déguster les bons vins de la région). Clare est une petite ville à l’image de toutes les autres villes d’Australie. Rien de plus. Si ce n’est qu’elle possède une réplique miniature des trains de la région, de l’époque et d’aujourd’hui. Nous avons d’ailleurs eu « la chance » de rencontrer les heureux propriétaires férus et passionnés qui nous ont accordés une chouette visite.

 

Mais ce matin du 26 janvier, les habitants s’apprêtaient à célébrer leur fête nationale. Depuis plusieurs jours déjà, on observait les australiens agiter leurs drapeaux aux fenêtres de leurs voitures. Casquettes, Shirts, T-shirts, ils arboraient fièrement leurs couleurs. Le comté de Clare avait organisé pour l’occasion un grand brunch dans un des parcs de la ville. Le rassemblement citoyen avait lieu sur Meynard Park. Je vous plante le décor :

Là, se trouvait entre 300 et 500 personnes, toutes générations confondues. Les enfants jouaient sagement à la balançoire. Les adultes rencontraient leurs voisins, tout le monde semblait heureux. Les hommes avaient quittés leur chapeau de brousse pour un petit canotier, ou panama plutôt classe. La tenue « beauf » du jeune australien, claquette, shirt, marcel avait été remplacée par une tenue décontracte mais correcte. Les femmes étaient en tailleurs et arboraient leur plus beau chapeau, celui qu’elles mettent aussi pour les sorties à l’hippodrome ou pour le mariage de leur cousine. Les chopes de bière habituelles, avait été remplacées par un gobelet de jus d’orange ou  par un verre de vin, et le stand du Rotary Club offrait à tout le monde saucisse, œuf, bacon en guise de breakfast.


En bref, l’ambiance était un mélange de fête de village, de kermesse d’école et de mariage. Arrivé sur le tard, vers 9h30, la messe avait été dite et nous avons raté de peu le chant de l’hymne national ainsi que le discours patriotique du maire. Une plaquette était tout de même distribuée pour les retardataires, sur laquelle on pouvait y lire ceci :

"As an Australian citizen,

I affirm my loyalty to Australia and its people,

whose democratic beliefs I share,

whose rights and liberties I respect,

and whose laws I uphold and obey."

 

Un groupe de musique a pris le relais pour nous interpréter des chansons, elles aussi, très patriotiques tels que « Billy Boy » version américaine ou « Advance Australian Fair », the national Anthem revisité.

La fête s’est poursuivie jusqu’à 11h du matin dans cette ambiance garden party. Pour rien au monde, les habitants n’auraient pu manquer cet événement. Ils sont tellement fiers de leur identité !

A la fin de la matinée, la personne bénévole qui tenait le stand saucisse, voyant que nous n’étions pas australiens, donc pauvre et miséreux, est venue nous donner 3 paquets de pain blanc, une ½ douzaine d’œufs et pas moins de 24 saucisses. Nous ne pouvions pas refuser. Autre caractéristique marquante de l’australien c’est qu’il entretien la fâcheuse idée que toute personne n’ayant pas eu la chance d’être né en Australie ne peut être aussi heureux que lui. Ce qui engendre chez lui de la compassion et beaucoup de générosité compulsive. Peut être est-ce simplement dû à notre mode de vie, que nous sommes de  jeunes romanichels et que l’on ne roule pas en Ford Falcon ou en Holden Commodore avec jantes alus et aileron sport ! Une autre fois, alors que nous travaillions dans les vignes à Robinvale, une dame d’environ 70 ans bien tassés, m’a ouvert gentiment la porte de chez elle pour cueillir ses abricots. J’en suis ressorti avec 3kgs, et aussi des courgettes et des tomates. Faites un tour sur le port, discutez avec les pêcheurs, et vous aurez 4 chances sur 5 pour ne pas avoir besoin de passer à la poissonnerie !

En deux mots les australiens sont géniaux, certes patriotiques, parfois un peu gênant, mais géniaux ! Et cette fête sur le Meynard Park ce 26 janvier 2011, ne nous a pas prouvé le contraire. Dois-je préciser aussi qu’en ce jour de fête national, pas un aborigène n’était présent à cette cérémonie… autre sujet que j’aborderai dans une prochaine chronique australienne.

Composition paille colorée



Publié à 19:18, le samedi 12 novembre 2011, Bowen
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Le parler australien

Je vais vous expliquer en quelques mots pourquoi vous ne comprendrez jamais rien à "l’australien", et indirectement pourquoi c’est une très mauvaise idée de venir en Australie pour apprendre l’anglais…

Le parler australien n’est pas juste une curieuse variante de l’anglais. Certes ils ont un vocabulaire bien à eux et un accent fort prononcé. Mais surtout ils ont une vitesse d’élocution phénoménale ! Comme s’ils avaient développé la capacité à ne pas respirer entre les phrases, ils débitent sans aucune ponctuation. Comme s’ils voulaient être certains de ne pas se faire comprendre, ils coupent les mots de plus de 2 syllabes, rajoutent des voyelles à la fin des mots, et nasillent des sonorités inconnues. Et chose encore plus surprenante, certains mots n’ont pas la même signification en Australie que dans tous les autres pays anglophones. Les Britishs, eux-mêmes ont parfois du mal à comprendre tellement les mots ont été raccourcis au point de devenir méconnaissables.

Quelques exemples qui me viennent en tête :

Pour dire « Bonjour, comment allez vous ? », un anglais dirait normalement : « Hi ! How is it going ? », ou bien "How are you?" tout simplement, l’australien lui, le transforme en  « How ya goin’ ? », ou bien encore en « H’as gone ? ».

Le "bonjour" seul devient « G’day ! », en une seule syllabe. Celui-ci est emblématique et seuls les plus doués parviennent à un bon claquement de langue pour obtenir  un bon « G’day mate ! », bonjour mon pote !

Un barbecue devient barbie, un « au revoir – à bientôt » devient « catch ya later ». Pour le dernier, personne n’a su m’expliquer d’où ça venait.

L’expression préférée d’un australien de base c’est sans doute « pas de problème, mon pote » qui devient « No worries mate ! ». Certains se distinguent en employant « She’ll be right » mais ça veut dire la même chose.

J’ai appris récemment que pour utiliser la 2è personne du pluriel (le vous en français), ils n’utilisent pas « you »  comme tout les anglophones mais « youse » lorsqu’ils s’adressent à un groupe de personne !

Je ne vous ai cité que les formules les plus courantes mais il en existe des centaines dans ce genre.

Tout cela est en fait hérité des langues aborigènes et de l’argot parlé par les bagnards européens du temps de la colonisation. Evidemment cela ne nous facilite pas la tâche et aujourd’hui encore il nous ait parfois difficile de comprendre et de se faire comprendre par les australiens. Inutile de vous dire donc, que nos progrès en anglais sont très nuancés. Mais on s’accroche et on ne perd pas espoir, il nous reste encore 6 mois aux pays des kangourous…

See ya !

Pour vous donner une idée de l'accent australien, je vous met une vidéo d'Adam Hill un humoriste en one man show qui justement aborde le sujet en se moquant généreusement des petits européens...

Post-scriptum : Voilà plus d’un mois que nous avons quitté l’Australie, nous ne revenons pas avec le niveau escompté, mais tout de même avec de solides bases qu’on espère ne pas perdre au fil des années.



Publié à 07:27, le vendredi 11 novembre 2011, Sydney International Airport
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Wildlife crossing : camels

L’Australie n’a pas fini de me surprendre… Si il y’a bien un instant où j’ai cru m’être trompé de route, c’est lorsque je suis tombé sur ce panneau annonçant la traversée probable de dromadaire. Des dromadaires en Australie, et pourquoi pas des touaregs ?

 

D’abord, on pense à une farce. Peut-être est-ce juste un type qui a adroitement adapté le dessin d’un cheval en celui d’un dromadaire. Il lui aurait allongé les jambes et le cou, dessiné une bosse. Et hop, le tour était joué pour embrouiller le touriste. Ensuite, on se rappelle avoir lu quelque part, dans un livre ou dans un musée quelconque que le dromadaire vit à l’état sauvage dans tout le centre et l’ouest de l’Australie.

Alors évidemment, ceci mérite quelques explications complémentaires, car bien entendu le dromadaire (pas plus que les touaregs) ne sont natifs d’Australie. Le dromadaire a été importé dans les années fin 1800 pour la construction d’une voie ferrée, celle qui traverse le pays du Nord au Sud, de Darwin à Adelaïde. Depuis ce temps, le dromadaire s’est très bien acclimaté au pays. Tellement bien que l’on en dénombre pas moins de 1 million à travers tout le pays, faisant de l’Australie le seul pays au monde où vivent des dromadaires à l’état sauvage.  Oui, oui partout ailleurs (Afrique, Moyen Orient), ils sont en captivité.

A moins d’être très bon observateur ou d’avoir une chance inouïe, il est très difficile d’en apercevoir aux bords des routes. Nos deux premiers dromadaires australiens, on les a rencontrés le long d’une route entre Broome et Kununurra, 1200 kms d’asphalte entre les deux villes et rien d’autre.

Ceux-là, n’étaient pas sauvages. Solidement harnachés et transportant beaucoup de matériels, un type complètement frappa-dingue marchait à leur côté. A la question « Qu’est ce que tu fous sur cette route désertique ? », il m’a naturellement répondu qu’il s’apprêtait à rendre visite à des amis. « Combien de jours de marche ? », « Ohh, une dizaine pas plus ». Je n’ai pas osé, au risque de l’offenser, lui proposer à boire ou à manger. Il ne semblait rien lui manquer (pas même la motivation). Sur ces brefs échanges, on a repris notre route infernale longue de plus d’un millier de kilomètres…

 

 

 

 

 

Deux mois après cette rencontre inopinée, 10000 kilomètres parcourus, sur la route entre Uluru et Alice Springs, « in the middle of nowhere », on a eu la chance incroyable d’en voir d’autres. D’abord 1, puis 2, et finalement une bonne demi-douzaine.

Ils ruminaient là, pas trop loin de la route, les quelques herbes sèches. Nous étions à cette heure crépusculaire, où le soleil déjà très bas, faisait dégringoler le thermomètre. Les teintes orangées du ciel ajoutées aux sensations de froid sec venant du Sud prêtait à croire que nous étions en plein désert de Mauritanie. C’était un moment assez irréaliste. Nous sommes restés là quelques instants. Aliénor s’est allégrement lâchée sur la gâchette de son appareil photo tout en essayant de vaincre l’odeur pestilentielle et fétide des bestiaux. Quant à moi, je me surprenais à rêver de capturer un ou deux de ces "vaisseaux du désert", d’abandonner notre roulotte au bord de route, et de partir pour une looongue marche, d’Alice Spring à Sydney à travers le désert australien.

Mais de qui, entre Aliénor et le dromadaire se serait fait convaincre d’une telle chose ? J’ai préféré rêver…

(lien illustrant l'ampleur des dégats écologiques causés par les dromadaires du Territoire du Nord en Australie : www.nt.gov.au/nreta/wildlife/animals/feral/camel.html)



Publié à 02:09, le mercredi 3 août 2011, Cloncurry
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Les australiens et l'environnement

Il est difficile de se faire une idée exacte sur le rapport qu’entretiennent les Australiens et leur environnement. Le sujet me tient suffisament à coeur pour penser qu'il a toute sa place dans ce blog.

Si comme moi, vous pensez que tout comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie est soucieuse de préserver son environnement, vous ne vous trompez (presque) pas.

Shark bay - Stromatolites alive !!

L’Australie possède bien plus de parcs nationaux que partout ailleurs, des sites qui sont classés et protégés de l’industrie humaine. L’importation de produits végétaux ou d’origine animale est sévèrement contrôlée et en mettant le pied sur le continent australien, que vous arriviez par bateau ou par avion, vous devrez vous assouvir à un contrôle phytosanitaire. A l’intérieur même du pays, il existe des zones de quarantaine où les fruits et légumes ne transitent pas librement. Les animaux nuisibles à d’autres espèces protégés sont littéralement éradiqués à la Strychnine. Seule l’Australie peut se vanter de posséder 4 des 13 sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Dont la grande barrière de corail et les forêts tropicales du Queensland (Rainforest). Au vu de sa position géographique et de son isolement pendant plus de 40 millions d’années, l’Australie possède un taux d’endémicité le plus riches au monde. Autrement dit, la majorité des animaux et des plantes ne se trouvent que dans cette partie du monde, ce qui fait de son écosystème un des plus précieux de la planète. Si tout cela ne suffit pas à convaincre, je pourrais rajouter aussi que les australiens revendiquent fièrement leur choix de consommation plutôt orienté « Proudly Made in Australia ». Ils récupèrent l’eau de pluie et installent des milliers de toilettes sèches à travers tout le pays.

Vous voyez où je veux en venir ? Et pourtant,… le portrait écologique de l’Australie est plutôt contrasté, et leur bienfaisance sur Mère Nature n’est en fait qu’un vernis de surface et révèle un triste passé et une actualité pas plus réjouissante. Sans pour autant vouloir leur jeter la pierre et prendre parti, je voulais rapporter ici quelques faits glanés au cours de ces quelques mois passés sur les routes australiennes. Sachez tout d’abord que l’Australie est un des seul pays développés à fabriquer encore leur électricité exclusivement au charbon (ou plus exactement à la houille). Réfractaire au nucléaire, comme énergie alternative, ils sont paradoxalement un des plus gros producteurs d’uranium en possédant 40% des réserves de la planète.  Alors qu’il existe des milliers de km² inhabités et exposés aux rayons du soleil 365j par an, les panneaux solaires tout comme les centrales thermiques sont inexistants. De la même façon, les parcs éoliens sont quasiment absents du décor australien, alors que les vents des 40° rugissants tournoient sur la côte méridionale de l’Australie de l’EST et de la Tasmanie. Qu’il n’y ait pas d’énergie renouvelable dans un pays à fort potentiel, c’est dommage mais ce n’est pas le plus choquant. Le protocole de Kyoto n’a été ratifié qu’en 2008 (même stade que le Kazakhstan et que le Népal… ça fait réfléchir). Faut-il rappeler que le protocole de 1997 portant essentiellement sur l’émission de CFC, des gazs à effet de serres coupable en partie de la destruction de la couche d’ozone – dont les australiens sont les premières victimes en recensant les plus fort taux de cancers de la peau. Malgré cela, ils continuaient à projeter en bombe aérosols du produits anti-moustiques, de l’huile de cuisson sur les plaques de barbecue, et même de la crème solaire – un comble. Sur le plan Transport et Commerce, les marchandises transitent incontinuellement par la route sur d’énormes Road-Trains de 50 mètres (très peu de fret maritime).Quant au transport par voie ferrée, le réseau n’est pas électrifié et les quelques locomotives qui empruntent les grandes lignes fonctionnent donc à l’énergie fossile. La capitale du Western Australia, Perth est plus proche de Singapour en Malaisie que de Sydney. Pour autant, les produits de Perth sont acheminés vers Sydney et inversement. Il n’y a pas de meilleur exemple pour démontrer l’équilibre fragile qu’il peut y avoir entre écologie et économie, entre manger bio et produire écolo. Pour ne pas fléchir au marché asiatique, les australiens préfèrent consommer local (c'est-à-dire parfois  « Made in 4000kms »), mais à quel prix ? Ne croyez pas non plus que les fermiers rassemblent leurs troupeaux de vaches à selle de cheval. Bien que certains maintiennent la tradition, la plupart des exploitants pratiquent l’élevage extensif. Beaucoup de terres pour peu de têtes, rentabilité oblige ! En Australie, beaucoup d’exploitation dépasse la superficie d’un pays comme la Belgique - Imaginez !! Les stockmens d’aujourd’hui rassemblent le bétail en hélicoptère ou parfois même en avion. Dans l’ouest les distances sont tellement grandes que les gens, les mineurs surtout, partent travailler en avion ! Tout ça semble incroyable mais vrai !

Seven day road in Manjimup - WA

Mais tout ceci est dérisoire et presque anecdotique si l’on ne connait pas les 3 plus grands désastres écologique que subit l’Australie.

Le premier concerne le bassin du Murray, un des plus vastes bassins au monde, il couvre 14% de la superficie de l’Australie en fournissant 1/3 des besoins en eaux. De mauvaises pratiques agricoles ont rendu le Murray trop salé. Conséquence directe : les agriculteurs s’exilent, des espèces sont menacés d’extinction.

Le second est relatif à la déforestation en Tasmanie. Nous n’y sommes pas allés mais le problème est bien connu. Les industriels brûlent au Napalm des forêts humides pour planter des essences d’arbres bien calibrées aux besoins des scieries japonaises. « Pas un animal à poil ni à plumes, pas une fleur n’y subsiste » dixit Bob Brown, sénateur et élu au parlement de Tasmanie qui tente désespérément de faire entendre sa voix.

 

Enfin, et j’aurai certainement du le citer en premier dans la liste  (non qu’il soit plus important que les deux autres mais c’est le plus ancien et aussi le plus méconnu dans l’histoire de l’Australie), c’est l’introduction d’animaux ou de végétaux aujourd’hui devenus de véritables nuisibles. Sur ce point, je crois que les 1ers colons n’auraient pas pu faire pire dans le domaine de l’erreur écologique. Pour la chasse ou bien pour acclimater cette « Nouvelle Australie » et rendre son milieu naturel plus jovial à ses habitants, certains ont eu la très bonne idée d’introduire de nouvelles espèces. C’est ainsi que l’on a introduit le lapin, le chat, le renard, le cochon, le buffle, les antilopes, les cerfs, les vaches, les chèvres, les chevaux, les ânes, et même le dromadaire (pour la construction d’une voie ferrée). Tout ces animaux existent à l’état sauvage aujourd’hui, on ne dénombre pas moins de 10 millions de chevaux en liberté (appelés brumbies), 12 millions de chats, 5 millions d’ânes, et des milliers de dromadaires. 2700 mauvaises herbes ont aussi été importées. Conséquence directe, de nombreuses espèces de nuisibles ont proliférés provoquant en masse l’extinction des races endémiques. Aujourd’hui, 130 mammifères australiens sont menacés d’extinction et 16 sont déjà disparus. Les renards et les chats ont quasiment exterminés de nombreux mammifères nocturnes (tels que le numbat, le bettong, le potorou et le bandicoots). Les mammifères ne sont pas les seuls touchés. La flore, l’avifaune (les piafs tels que le casoar), et les amphibiens sont également menacés.

 

En clair, les problèmes écologiques en Australie sont colossaux. Souvent présenté comme étant un pays protecteur et soucieux de son écosystème, je voulais en ces quelques mots donner mon avis et montrer que le rapport entre l’Australie et l’environnement est plutôt ambivalent. Je vous laisse réagir et partager votre opinion.

Kununura Lake with some fresh water crocodile



Publié à 17:24, le jeudi 21 juillet 2011, Cape Tribulation
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Wildlife crossing : koalas

Autre marsupial pas moins connu que son ami le kangourou, je voulais vous parler aujourd’hui du koala. Adorable petite bête de fourrure, on ne l’observe presque jamais.

Sur toute la côte Est et le Sud du pays, les nombreux panneaux (les fameux roadsigns jaunes triangulaires) nous laisse entrevoir quelques possibilités de rencontres, mais en réalité, les occasions d’en voir sont très rares.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos premiers koalas sont ceux du parc animalier le « Billabong Wildlife Center » de Wauchope. Premier contact donc avec ces petites bêtes d’apparence toute mignonne, d’apparence seulement parce qu’on à découvert qu’elles dégageaient une odeur acre et nauséabonde.

PetriPas aussi mignonne donc que notre mascotte « Pétri », notre koala en peluche. (Qu’Aliénor affectionne particulièrement au point qu’il a fallut la ramener de France pour qu’elle fasse le voyage avec nous).

 

 

Durant cette visite on a retenu, entre autre chose, que le koala passe 21h/24 à dormir, le reste du temps il mange. Il s’agit en fait du seul animal sur Terre où le cerveau n’occupe pas toute la boite crânienne, ce qui fait du koala un des animaux les plus débiles et moins perspicaces au monde. En fait, la majorité de son énergie est dépensée par la digestion des toxines contenues dans les feuilles d’eucalyptus, son seul et unique aliment ; Il ne boit pas d’eau supplémentaire. Quant à son cri, il ressemble étrangement à celui du singe ou du cochon égorgé. Personnellement, nous n’avons pas eu la chance de voir en ces êtres dormeurs, une pareille démonstration.

Par la suite, nous avons eu la chance d’en croiser beaucoup d’autres, essentiellement au sud du pays entre Melbourne et Adélaïde. Ils se nichent aux fourches des branches et il faut être bon observateur pour les identifier. Un soir, alors que nous venions d’installer le camion et tendu le hamac sur une aire de camping sauvage, une de ses mignonne créature s’est présentée à nous. Son air maladroit, sa démarche un peu gauche, et son regard absent, lui a valût le surnom de Clumsy (signifie « pas très doué » ou « pataud » en anglais). Après maintes tentatives, il a élu domicile sur l’arbre surplombant notre emplacement et avons passé la nuit tous ensemble sous les étoiles.

Parmi tout ceux qu’on a pu observer jusqu’à maintenant, aucun d’entre eux n’a faillit à leur traits de caractères : bêtes, dormeurs et adorables. Une chose est sûre, ces petites bêtes, bien qu’ayant peu de jugeote, sont vraiment fait pour plaire.

Mais il ne faut pas s’y méprendre, l’Australie ce n’est pas le monde des Bisounours fait de kangourous sautillants et de koalas dormeurs, il y a aussi des requins, dont le grand requin blanc, des méduses capable de vous administrer une dose létale, des crocodiles mangeurs d’hommes, les serpents les plus dangereux de la planète, des araignées pouvant tuer un cheval, et la liste est encore longue…



Publié à 19:46, le lundi 4 juillet 2011, Yulara
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Traversée du desert

Bien arrivé (en vie) !



Publié à 15:56, le mardi 28 juin 2011, Alice Springs
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Ça continue ...

Après une courte pause "blogistique"  de 3 semaines, nous reprenons la suite de nos pérégrinations. Marie et Yann, venus nous rejoindre le mois dernier ont parcourus avec nous une étape de notre voyage. Avec eux nous avons visité le Kimberley : une des régions les plus sauvages d’Australie. Une vraie expédition de 3000 km sur des routes non goudronnées parfois boueuses et traversées par des rivières infestées de crocodiles. Ca nous a fait le plus grand bien de retrouver nos amis et d’avoir pu partager ces moments avec eux. Après les avoir déposés à l’aéroport de Darwin, nous revoilà tous les 2 sur la route à bord de notre cher et tendre compagnon de route. Au programme des deux prochaines semaines : descente vers Alice Springs dans le centre rouge de l’Australie et visite du fameux Uluru (anciennement Ayers Rocks). Là nous attendent des températures négatives. Les habitants n’auraient encore jamais vu ça auparavant. La nuit, le mercure descend à -5°C – parait-il. Début juillet nous entamerons la remontée vers Cairns sur la côte Est. Là nous tournerons le dos à ce côté de l’Australie sec et aride.

Voilà pour le programme des prochains jours. Côté santé tout va à merveille. Nous avons le moral et gardons la forme. Seule une abominable et atroce attaque de moustiques sur le corps d’Aliénor suivit d’une mauvaise réaction lui à valut le surnom de « boursoufflure géante » pendant quelques jours. Malgré cela nous nous portons bien. (Exceptés les problèmes de moustiques pour Aliénor et quelques problèmes capillaires me concernant )

 Voilà 9 mois que nous sommes sur la route, et nous commençons à entrevoir la fin de notre périple australien et à envisager la suite…

Gros bisous à tous. On pense fort à chacun d’entre vous. Donnez nous de vos nouvelles.

Ps : Merci à tous pour vos contributions et commentaires sur nos photos.

 

 



Publié à 16:27, le mercredi 22 juin 2011, Katherine Gorge
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Albums photos... enfin !

Alors voilà, chose promise chose due, nous venons de mettre en ligne quelques photos glanées le long de notre parcours ces 6 derniers mois.

Cliquez sur l'album pour voir toutes les photos.  

Landscape
Macro
On the road
Nous
Wildlife
Arboriginal Art
Urban

 

(Aliénor attend vos commentaires...)

 

Bises a tous.

 



Publié à 15:41, le lundi 30 mai 2011, Darwin
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Quelle météo depuis 3 mois ?

Bien que d’Est en Ouest, nous ayons connu de nombreux et capricieux changements climatiques, c’est quand même bien du Sud vers le Nord que le changement de saison doit se ressentir le plus.

Depuis notre départ de Perth début avril, les forêts verdoyantes de Karris et de Jarrahs ont tristement laissés place à une terre sèche. Une végétation que l’on avait déjà rencontrée dans l’Australie du Sud composée de petits arbustes plus piteux les uns que les autres que l’on appelle ici la « Mallee ». L’herbe de pâturage, jaunie par les rayons du soleil de fin d’été n’offrait pas grand chose à ruminer pour les nombreuses vaches de la région. Quant au soleil, il nous ait resté fidèle pendant plus de 3 mois ½. À l’exception de quelques violentes giboulées orageuses lorsque la tension électrique était trop importante, nous n’avons pas eu de pluie entre le 10 janvier et le 28 avril.

A Carnarvon, 150 kms au sud du tropique du Capricorne, le changement s’est vraiment fait ressentir, l’air chaud était saturé d’humidité. Tout le bord de mer est connu pour ses plantations de palmiers, de bananiers et autres fruits exotiques comme la goyave, la papaye, et l’ananas… Une vraie oasis !

Très vite notre route nous a fait bifurquer vers l’intérieur des terres, et très étonné, nous avons retrouvé une végétation aride. La terre rouge, signe que le sol est riche en fer et autres métaux siliceux abrite une herbe appelée le « Spinifex ». Une herbe coupante que pousse en touffes très serrées donnant l’illusion de la fertilité. En réalité, cette herbe est très pauvre en nutriment. Dans le temps, les aborigènes chauffaient la résine de cette herbe et l’utilisaient comme liant, utile à la confection de certaines armes de chasse. Ces herbes sont difficilement franchissables et leur pointe épineuse se plante comme des échardes de bois sous la peau. C’est une vraie galère, demandez à Aliénor ! Au milieu de ces herbes poussent des milliers de termitières – et puis rien d’autre.

Là, le temps s’est sévèrement gâté : une semaine de pluie sans discontinue. Il faut dire, qu’au dessus du 25° de latitude Sud, nous avons quitté le carré des saisons habituel. Ici, les habitants connaissent seulement deux alternances, le Wet et le Dry, autrement dit, la saison des pluies et la saison sèche. Arrivé fin Avril, c’est la fin de la saison humide. Beaucoup de parcs nationaux et de routes sont encore fermés car trop inondés, les axes principaux viennent juste de rouvrir. A ce moment là, on espère ne pas avoir trop d’eau sur la route.

Arrivés plus au Nord encore, nous sommes revenus sur la côte. Nous retrouvons ce temps chaud et humide. On a quitté l’aridité de l’intérieur des terres pour de l’herbe haute et verte où paissent de nombreux ruminants. Sur la route pour Broome, nous avons aperçu nos premiers baobabs. Un des rares arbres d’Australie à perdre leurs feuilles après l’été.

Appartenant à la même famille des baobabs que l’on trouve en Afrique, je trouve qu’il y a en ces arbres beaucoup de classes et d’esthétiques. L’un d’entre était tellement énorme, que les bras de 10 personnes réunis n’aurait pas suffit à en faire le tour. Photo à l’appui :

 

Et puis à Broome, cité fleurie et luxuriante par excellence, on y a trouvé de nombreux frangipaniers, des flamboyants et multitude de palmiers.

La suite reste à écrire…

Pour l’heure, nous sommes sur la route pour Darwin et prévoyons d’explorer au mois de Juin, l’espace le plus sauvage d’Australie : Le Kimberley. Au jour où j’écris, cette région est sous les eaux (1.3m d’eau sur les routes). La réouverture est prévue le 21 mai, on croise les doigts pour pouvoir y aller. La suite au prochain épisode.



Publié à 15:37, le lundi 30 mai 2011, Darwin
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Que sommes-nous devenus ?

Petit message sur le blog pour vous donner de nos nouvelles. Vous nous excuserez du peu de nouvelles mais l’on a beaucoup de mal à trouver des connexions fiables et peu chère pour diffuser des messages sur le blog. Aliénor fait de superbes photos aussi. L’on aimerait en publier d’avantages mais cela demande beaucoup de temps.

Alors nous voilà sortit du grand ouest australien. Ça n’a pas été sans peine. Des milliers de kilomètres à travers le vide. Notre quotidien nous a semblé presque routinier depuis un certain temps. On roule, on roule, on roule énormément. Les distances entre les choses dites « intéressantes » sont énormes.  Moi qui n’aime pas conduire, je suis servi. Je tente de faire conduire officieusement Aliénor sur les grands axes. Je dois dire qu’elle se débrouille plutôt bien. Lorsque nous serons de retour dans l’état de la Nouvelle Galle du Sud, nous tenterons de l’inscrire en conduite accompagnée pour qu’elle puisse obtenir le permis de conduire australien (valable en France). Je ne vous garanti pas le résultat.

Nous sommes désormais dans le Northern Territory, actuellement dans la 3ème plus grande ville (4000 habitants) : Katherine, à 300 kms au Sud de Darwin. Ce soir, au programme, c’est Rodeo au showground de la ville. Demain matin, nous partons pour un treck de 3 jours en canoë dans les Gorges de Katherine. Wild camping under the stars… le pied !

Début juin, nos amis de Mayotte, Yann et Marie nous rejoignent pour 3 semaines de vacances. Avec eux, nous avons l’intention de partir explorer le Kimberley. Beaucoup de routes sont encore sous les eaux. Encore 1m à certains passage de rivière. Nous espérons que la décrue prenne encore 40 cms pour pouvoir passer. Nous croisons les doigts. Ensuite nous filons vers le Red Center, Alice Springs et le fameux Ayers Rocks (Uluru) pour ensuite rejoindre la côte Est au mois de Juillet et une arrivée prévu en septembre sur Sydney.

On vous espère en bonne santé. Prenez soin de vous et de vos proches.



Publié à 18:36, le samedi 21 mai 2011, Katherine
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Canberra, la capitale

Il faut que l’on vous raconte un peu plus en détail notre étrange rencontre avec la capitale australienne, Canberra…

Premier étonnement pour certain j’en suis sûr (hormis mon oncle Eric, incollable sur les capitales du monde entier), Canberra est bien la capitale. Les guides de voyages et les différentes critiques ne nous incitent absolument pas à faire une halte dans cette ville visiblement sans grand intérêt et dépourvu d’activité touristique…

Il ne faut pas nous le dire deux fois, c’est justement pour cette raison que nous décidons d’y jeter un œil… Une capitale insignifiante d’un pays de 20 millions d’habitants vaut bien le détour, non ?

D’abord s’il l’on regarde attentivement la carte, on s’aperçoit entre autre chose que Canberra est située dans une enclave, un minuscule bout de territoire prélevé de l’Etat de Nouvelles-Galles du Sud. On constate qu’il n’y a qu’une seule route pour y arriver depuis Sydney, et qu’aucun train ne dessert directement la ville. Étonnant pour une capitale, pas vrai ? Le plan de la ville n’est pas plus difficile à décortiquer… Une ville conçue sur table d’architecte à l’aide d’une règle, d’un compas et d’un rapporteur. Trois grands axes forment le « triangle parlementaire », des rues qui se terminent tous par des ronds points, et un joli lac artificiel qui traverse la ville.

Très vite, on comprend que Canberra est une ville créée de toute pièce. Sortie de terre au début du siècle dernier, cette ville à été bâtie dans le seul but de fonder une capitale. Pourquoi, par qui, comment ? En bref, et revu à mon goût, voici l’histoire …

Avant 1901, la fédération des Etats d’Australie n’existait pas. Les six anciennes colonies coexistaient ensemble mais étaient totalement indépendantes. Ils ont mis plus de 10 ans pour se mettre d’accord et écrire la Constitution de ce qu’ils ont baptisé « Le Commonwealth d’Australie » regroupant donc les 7 états actuels : La Nouvelles-Galles du Sud, le Victoria, le Queensland, La Tasmanie, Le Territoire du Nord, L’Australie Occidentale, et l’Australie du Sud. (La Nouvelle-Zélande à faillit se joindre à eux mais s’est retiré du projet peu avant.)

Durant ces longues années d’attente, il a fallut débattre d’un tas de chose pour créer une nation qui tienne la route. Mais la plus importante discussion aux yeux des australiens fût le choix de la ville qui aurait la suprématie : Melbourne ou Sydney ? Pour ne pas faire de jaloux, la Constitution prévoyait la création d’une capitale fédérale. Dix années plus tard, la capitale fût fondée quelque part au milieu du bush dans les montagnes. On extirpa alors 23000km² de terre (un demi-confetti sur la carte d’Australie)  au territoire de Nouvelles-Galles du Sud pour créer un 8ème Etat baptisé le « Territoire de la Capitale Australienne ».

Le nom donné à la nouvelle ville, là encore à fait couler beaucoup d’encre…  Un des grands politicien de l’époque a proposé comme nom de capitale « Shakespeare ».  La capitale aurait put aussi s’appeler Myola, Emu, Gladstone, ou Cromwell… Assez banal finalement quand on sait qu’un des noms suggéré pour nommer la capitale australienne était : « Kookaburras », vous savez ce piaf méchant, l’espèce d’oiseau sans doute la plus dangereuse d’Australie qui attaque le déjeuner des pauvres touristes français…  J Dans la catégorie –nom de ville un peu facile- je retiens Eucalypta (et pourquoi pas Koala-ville non plus?). Et enfin dans la catégorie –nom de ville franchement nulle- je nomme Sydmeladperbrisho, c’est la contraction des premières syllabes des six autres capitales : Sydney, Melbourne, Adélaïde, Perth, Brisbane et Hobart). Faute de mieux ils se sont contenté de « Canberra », un terme aborigène qui signifierait « lieu de rencontre ». Et oui parce que cette terre était, avant l’arrivée des Blancs, une terre peuplée depuis plus de 20000 ans… mais bon on ne va pas refaire toute l’histoire non plus. Peut être pour une autre fois… (Si celle-ci vous a intéressée)

Alors notre arrivée dans cette ville fût assez surprenante. Comme toute bonne vieille capitale qui se respecte, on pensait que le trafic serait infernal et qu’il nous aurait fallut deux bonnes heures pour pénétrer dans le centre. En fait, rien de tout ça, de la campagne à la ville il n’y a pas de transition. On remarque à peine les feux rouges, les avenues sont larges et peuplées d’arbres. Partout il y a de la pelouse bien entretenue, un joli lac ornemental mais aucun piéton à l’horizon. Encore plus étrange, on remarque que très peu de magasins, de bars et de restaurants. Je n’aurai pas non plus imaginé découvrir un jour une capitale sans réseau de transport en commun. Ici pas de bus ni de tramway, encore moins de métro, les gens se déplacent exclusivement en voiture.

Chose assez intéressante, en arrivant dans la ville, nous lisons dans le guide de voyage qu’on nomme ici les habitants de Canberra Les Pubes ("public servants", c'est-à-dire fonctionnaire). Et bien voilà, toutes les pièces du puzzle était réunis pour nous faire prendre conscience à quel point cette ville est artificielle. A cet instant, on se serait cru dans le jeu "Sim City" où chaque briques constituant les rues, les maisons, les lacs et les rivières sont posées stratégiquement afin d’obtenir une ville propre, bien rangée et très épurée.  A la limite, ce n’est pas désagréable, mais disons juste que ce n’est pas franchement ce que l’on attend d’une capitale. A l’instar d’Ottawa pour le Canada et de Washington pour les USA, cette capitale purement parlementaire et administrative n’a effectivement rien d’attrayant pour le touriste en soif de dépenser son argent. L’ambiance y est vraiment étrange et ce n’est pas le genre d’endroit où l’on aime s’y attarder. Cependant nous décidons d’y rester quelques jours. Quelques endroits sont sympathiques et digne d’intérêt. Nous avons consacré la première journée à la visite du National Museum of Australia. Un bâtiment ultramoderne et tellement de choses à voir. Un des meilleurs musées australiens à notre avis. Il retrace toute l’histoire de l’Australie. Au moment de notre visite, l’exposition temporaire sur les aborigènes était particulièrement intéressante. A Sydney le musée nous offrait une vision plutôt édulcorée  et adoucie de la colonisation et du génocide. A Canberra au contraire les témoignages et les photos nous font prendre conscience de la violence et du mépris qu’on subit les aborigènes. La vidéo sur le Pardon au peuple aborigène de Kevin Rudd en 2008 est émouvante mais on se rend bien compte qu’aujourd’hui encore les problèmes sont loin d’être résolu.

Le lendemain matin c’est  visite du Parlement. Une architecture extravagante qui a couté plus d’1 milliard de dollars où flotte un drapeau de la taille d’un bus à impériale selon notre guide de voyage ; une architecture signé d’un grand malade qui à disposé de gigantesques Kaplas en aluminium et en marbre selon moi. De surcroit inutile lorsque l’on sait que les sénateurs travaillent dans l’ancien parlement disposé à 200 mètres du nouveau. Bref, il a fier allure et les vigiles étaient content de me confisquer mon Opinel et mon épluche légume croyant que j’allais peut être râper les fesses de la 1ère ministre actuelle Julia Guillard. Arrivé dans le hall d’entrée on tombe sur une cafétéria (possédant sans doute des couteaux bien plus pointus que mon Opinel), puis nous poursuivons la visite librement comme si le lieu était un musée. La chambre des représentants est recouverte d’une moquette verte eucalyptus et le Sénat d’un "rose rosâtre" un peu hideux.

Nous avons tout de même effectué une visite guidée mais nous devons avouer que l’on n’a pas retenu grand-chose en dehors du fait que la dame adorait les tapisseries françaises (et non les pâtisseries). De toute manière la visite s’est écourtée 10 minutes avant l’heure car il y avait bien plus important… A 15h00, ce 2 novembre avait lieu la célèbre course de chevaux, la Melbourne Cup. Des télévisons étaient disposés dans tout le parlement (si si je vous jure). Ainsi les visiteurs, les guides, les agents de sécurité, et les balayeurs pouvaient s’arrêter de vaquer à leur occupation pour assister à cette course. Cela semblait tout à fait normal. Vraiment drôle d’ambiance. Nous nous sommes donc approchés d’une TV un peu dubitatif et perplexe qu’une course de chevaux pouvait avoir autant d’effet sur la vie du parlement australien.

Nous nous installons à côté d’un groupe d’enfants probablement en visite scolaire. Agglutinés devant l’écran, ils trépignaient d’impatience. La course dura 2 minutes 30 et tout le monde retenait son souffle. Lorsque la course fût finie, la dame de la visite guidée est revenue vers moi en me disant : « Merci à vous ! Les tapisseries de Bayeux m’ont portées chance, c’est un français qui à remporté la course et j’ai gagné beaucoup d’argent ! » Je lui ai répondu bouche-bée : « You’re welcome ! »

En bref notre visite du parlement australien fût hippique, certainement bien plus intéressante, au final que le parlement européen de Bruxelles, et nous l’oublierons pas. Nous avons appris par la suite, qu’un jour férié était carrément octroyé aux habitants de Melbourne et que le cheval vainqueur de la première édition de cette course s’est fait empaillé au musée National. Vraiment dingues ces australiens !

Pour terminer notre visite de la ville, nous galopons avant la fermeture vers la National Gallery, une grande expo sur 3 étages qui regroupe un nombre impressionnant d’oeuvres d’art australiennes. De l’art aborigiène au très moderne, on y voit de tout, mais c’est peut être un peu "too much".

Enfin, pour admirer une vue de dessus de ce triangle parlementaire aux angles parfaits et de cette gigantesque avenue dédiées aux mémoriaux de guerres, nous grimpons sur le haut du mont Ainslie, 843m, et nous contemplons cette ville artificielle.

View from Mount Ainslie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, avec ces deux jours passés à Canberra, on se dit que l’on a fait le tour de la question. Nous ne regrettons absolument pas ce détour et repartons ravis de cette visite finalement assez enrichissante.

Walkabout ->->->



Publié à 18:08, le lundi 9 mai 2011, Broome
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