Into the australian wild ... | |
La mouche australienne, the damn fliesCertes les animaux féroces, les insectes, les plantes et reptiles venimeux habitent les terres et les rivages australiens mais l’on oubli souvent de prévenir le visiteur qu’un insecte très connus dans toutes les parties du globe peut « anéantir » vos journées. Je voudrais vous parler aujourd’hui de la mouche australienne. D’un point de vue dangerosité, elle est bien loin de sa cousine africaine la mouche Tsé Tsé ou de son copain le moustique (qui, en Australie transmet l’encéphalite de la Murray Valley ; l’encéphalite japonaise et même la dengue). Cette mouche à simplement pour effet de vous rendre fou !
Bien sûr tout le monde s’accorde à dire que la mouche est gênante, et je ne connais que peu de gens qui aiment leur compagnie. Mais celle-ci est particulièrement désagréable… Nous avons fait leur rencontre le long de la côte Ouest, au dessus de Geraldton. Pas très loin du 28ème degré de latitude Sud, c'est-à-dire autour du tropique du capricorne, lorsque les températures étaient chaudes mais pas encore tropicales. Elles étaient là par milliards. Elles vous tournent autour, elles se posent sur vos lèvres, s’immisçant à l’intérieur de vos narines, se faufilant à l’intérieur de vos oreilles, là où votre petit doigt ne peut y rentrer. Vous les chassez d’une claque maladroite, elles s’esquivent et se reposent aussitôt. Aux premiers instants, nous nous sommes dit que quelques douches plus régulières ne pourrait pas être un luxe, mais on a vite compris, voyant leur obstination, que cela ne venait pas de nous. Dans cette partie du monde, les gens vivent avec une auréole de mouches autour d’eux, s’affligeant des claques inutiles, agitant leurs bras autour de leur visage comme s’ils étaient possédés ou pris d’une furieuse démence. Selon B.Bryson, qui a connu les mêmes déboires, raconté dans son livre « Nos voisins du dessous », les australiens appellerait ça « le salut du bush ». Les plus malins, comme nous, mettent un filet autour de la tête. Je vous présente donc le filet anti-mouche du bush ... On a l'air débile, mais au moins on est tranquille. Des chaussures jusqu’au chapeau, nous étions recouvert et poursuivis par une escadrille d’environ 200 mouches chacun. Je vous assure c'est franchement pénible... Aucun moyen de les écarter, il faut attendre le coucher de soleil pour qu’elles disparaissent laissant place aux habituels moustiques. En matière de mouches, je pensais naïvement avoir vécu le pire après avoir expérimenter 3 étés durant, le voisinage pénible des boues d’épuration sur le site de Roche Maurice à Saint-Herblain, là où je travaillais auparavant. Mais là, croyez moi la mouche australienne est capable d’impatienter le plus patient des hommes.
Publié à 01:42, le lundi 14 novembre 2011, Bundaberg Mots clefs : { Page précédente } { Page 4 sur 39 } { Page suivante } |
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